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Vitrail en l'honneur
de N.D. des Moissons (Montgacon) réalisé par Alain Makaraviez, maître-verrier (mai 1975)

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Le pélican nourrissant ses petits est peint sur la voûte au dessus du choeur.
Au Moyen-Age, on croyait qu’il perçait son flanc pour nourrir ses petits de sa propre chair et de son sang. Il devint le symbole de l’amour du Christ qui donne sa vie pour tous les hommes

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L'église

L’église Saint-Laurent du XIVème siècle est probablement une ancienne chapelle castrale transformée en édifice paroissial. Cet édifice gothique a été profondément remanié par suite de destructions survenues pendant la Révolution.
Telle qu’elle a été rénovée, l’église comprend trois nefs de 2 travées. Le chœur est occupé par un important retable du XVIIème siècle. L’autel Louis XV a été construit par les Bénédictins de la Chaise Dieu.
Sous la révolution, le village connut une certaine agitation due au refus de serment du curé. On ne retrouvera un desservant qu’en 1804.
Les tableaux représentant le chemin de croix ont été installés en 1845. Les vitraux sont remarquables et les peintures murales bien conservées.
Cet édifice est inscrit dans la liste européenne des sites Casadéens dépendant de la Chaise Dieu.

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Un inventaire du patrimoine de l'église a été réalisé par la commission diocésaine d'art sacré.
Il est disponible en consultation à la mairie.

Saint Laurent de Rome fut diacre à Rome et y mourut sous la torture en 258.
Diacre de l'Église de Rome, auprès du pape saint Sixte II, il a pour fonction d'être le gardien des biens de l'Église.

Lorsque l'empereur Valérien prend un édit de persécution interdisant le culte chrétien, même dans les cimetières, il est arrêté en même temps que le pape et les autres diacres. Ils sont immédiatement mis à mort, mais lui est épargné dans l'espoir qu'il livre les trésors de l'Église. Il rassemble alors les pauvres, les infirmes, les boiteux, les aveugles. "Voilà les trésors de l'Église."

Il est condamné à être brûlé vif sur le gril. Il a encore le sens de l'humour et un courage extraordinaire : "C'est bien grillé de ce côté, tu peux retourner," dira-t-il au bourreau. Il fut l'un des martyrs les plus célèbres de la chrétienté.

Il est fêté le 10 août.;

Les reliques de St-Laurent

Vitrail de St-Laurent

Les procès verbaux de visites pastorales à Saint-Laure (7 visites entre 1641 et 1785) sont consultables sur le site internet des archives départementales du puy de dôme).

Saint Laurent

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Le procès verbal de la visite pastorale effectué à Saint-Laure par l’évêque de Clermont Jean-Baptiste le 3 septembre 1702 précise :

​​"Après avoir fait les prières ordinaires devant les saintes reliques, avons trouvé un reliquaire  de cuivre jaune  et dans iceluy une petite boate d’argent dans laquelle il y a une dent qu’on croit estre de St Laurent  aussi un petit ossement sans aucune inscription."

1792, l’abbé Charles Trincard fut enfermé au couvent des bénédictines de Clermont-Fd, la paroisse de St Laure supprimée et rattachée à celle de St Ignat, Antoine Canut fut assigné au service de St Laure

1793, le culte est interdit par la convention. La municipalité fait le projet de démolir l’église. La toiture et la charpente du clocher furent détruites, ce qui entama la corniche.
L’église fut vendue comme bien national, à 2 habitants de St Laure (Laurent Gravier et Georges Piètre) qui l’achetèrent probablement pour épargner sa démolition.

Il semblerait que les vases sacrés furent cachés par une famille Chauffour à la Rive-Haute et la vierge des douleurs dans le quartier du Pont-Abran, évitant leurs destructions par les révolutionnaires.

Les cloches furent descendues et envoyées à la fonte

Fin 1795, un nouveau curé, François Métail fut désigné en tant que curé de St Laure.

(issu de l'"Historique de la paroisse de St Laure" – H.Pelletier)

L'église sous la Révolution

Au service de la paroisse :

  • Les prêtres

cliquez ici pour visualiser la liste des prêtres de la paroisse

  •  Les marguilliers (ou fabriciens)
     

Les marguilliers, sans faire partie des ordres, sont en charge de la gestion administrative, patrimoniale et financière de la paroisse. Ils s'occupent également de l'entretien et des registres.

Pierre Piètre, Jean Robin, François Mathieux (dans les années 1835), Pierre Chauffour, Guillaume Barthélémy, François Piètre, Albert Verger et Jean Longchambon ont été tour à tour ou conjointement marguilliers de notre paroisse. Leurs noms étaient égrenés pendant les offices.

En haut du petit escalier en colimaçon en pierre de volvic, un petit palier donne sur la « salle des machines ». De ce palier sont visibles, l’architecture du beffroi en poutres de chêne et les 3 cloches (électrifiées en juin 1957 pour sonner à la volée et en tintement.). Elles sont en bronze, ne font pas leur âge, si ce n’est une usure du métal là où le battant frappe.

A partir de 2005, des études et recherches de financement se sont succédées. Finalement les travaux ont été réalisés en 2013 : nouvelle poutre maitresse en chêne de + de 400kg, nouveau mécanisme d’entraînement des cloches, changement de 2 jougs, une cloche tournée d’un quart de tour, la remise en état de l’horloge… et les cloches sont de retour depuis décembre 2013.

Les 3 cloches et leurs inscriptions

Cloche n°3

Diamètre : 720 mm

Poids : ~215 kg

Date : 1835

Inscriptions :

Joanne Chalus desserviente

Pierre Louis De Chamerlat parrain

Mme Thérèse Marmontel Vve Gannat marraine

Pierre Piètre, Jean Robin, François Mathieux marguilliers

Sancta Maria Sancte Eligi orate pro Nobis (Ste Marie, St Eloi, priez pour nous)

Decharme fondeur

Cloche n°2      

Diamètre : 925 mm    

Poids : ~455 kg   

Date : 1835     

Inscriptions :

Siège vacant MM les vicaires généraux de Gevaudan et Gannat

Joanne Chalus desserviente

Auguste Ducrohet parrain

Melle Marie Marthe Celine Blais marraine

Sta Maria et Ste Blasi orate pro nobis

 (Ste Marie, St Blaise, priez pour nous)

Pierre Piètre, Jean Robin, François Mathieux marguilliers

Decharme fondeur

Cloche n°1                     

Diamètre : 1060 mm                      

Poids : ~685 kg                       

Date : 1813                         

Inscriptions :

Sancte laurenti ora pro nobis pastore

(St Laurent, priez pour notre berger)

François Vigeral* 1813

François Chocheyras parrain

Gilbert Ducrohet Grimardias maire

Geraud Germain Joziant adjoint

Marie Piètre "marenne"

Seurot père et fils fondeurs

* né le 29/12/1759 chanoine de Vertaizon avant la révolution, non jureur, émigré en Suisse

Les cloches

La chaire

La chaire avait été retirée de l’église dans  les années 60,  certainement après la dernière mission. Entreposée  dans les dépendances de l’ancien presbytère, elle avait été  déplacée en 2004 au moulin de Chabreloche, pour permettre la rénovation du presbytère.

Après validation du curé de la paroisse et de la commune, le chantier est engagé par l’association « Saint-Laure, mémoire et patrimoine » en  octobre 2018.
Il a fallu plusieurs centaines d’heures pour rénover la chaire, certains éléments devant être totalement refaits.  
Le 19 mars 2019, elle retrouve sa place dans notre église, comme si elle ne l’avait jamais quittée.
Un merci  particulier à Georges Geneste  et à Patrick Turlan qui ont été les acteurs principaux de cette rénovation

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Le coq

Le coq est tombé en novembre 1984 lors d’une tempête.

Le 8 juillet 1994, les habitants de St-Laure sont rassemblés sur la place de l’Eglise pour assister à la pose du nouveau coq.

Offert par le maire Christian Germain et les adjoints Marc Fournier et Max Merle, il a été confectionné  par Patrick Bernard dans son atelier d’Espirat.

Bénie par l’abbé Gibert, l’œuvre en zinc de 64 cm de long a été installée par l’artiste à 22 mètres de haut, sur une croix rénovée, en haut de la flèche.

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